«Gilets jaunes»: LR dénonce un «effet de contemplation» du pouvoir

Les Républicains (LR) ont une nouvelle fois demandé aujourd’hui “le retour à l’ordre” après l’acte 14 des “gilets jaunes” samedi, dénonçant un “effet de contemplation” de l’exécutif qui n’aurait pas la “détermination suffisante” pour ramener le calme.

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“Nous demandons au président de la République qu’il mette tout en oeuvre pour le retour” à “l’ordre républicain et à l’ordre économique”, a déclaré une porte-parole du parti, Laurence Sailliet, lors d’un point-presse. “Personne ne peut comprendre qu’au delà de quatorze semaines, le pouvoir en place est incapable d’assurer ce retour à l’ordre”, a insisté Laurence Sailliet.

“Qui peut penser que la France n’est pas en capacité de gérer quelques dizaines de milliers de personnes qui mettent la pagaille, qui détruisent, cassent des voitures, des commerces ? Nous ne pourrions pas assurer ce retour à l’ordre ? Moi, je n’y crois pas”, a ajouté la porte-parole de LR qui a dénoncé le “laxisme” et un “effet de contemplation du pouvoir en place”. “Il y a des mesures à mettre en place en amont, il y a une organisation sécuritaire à mettre en place pendant les manifestations, et il faut surtout que tout le monde ait en tête la tolérance zéro”, a-t-elle dit, réitérant la proposition des Républicains d’instaurer des peines plancher pour les agresseurs de forces de l’ordre (policiers, gendarmes, pompiers).

“Les Français n’ont pas à subir les manquements du président de la République. Car ce sont ses manquements. C’est lui qui a la responsabilité d’assurer l’ordre républicain et l’ordre économique” et “nous n’avons pas vu en lui une détermination suffisante” , a insisté Mme Sailliet. “On connait de nombreux black blocks, ce sont les mêmes qu’à Notre-Dame-des-Landes, auxquels Emmanuel Macron a cédé”, a-t-elle fait valoir.

Après trois mois de mobilisation, des dizaines de milliers de “gilets jaunes” ont défilé samedi dans plusieurs villes de France lors d’un acte 14 relativement calme à Paris mais marqué de nouveau par des heurts à Toulouse et Bordeaux. A Paris, les violentes injures lancées samedi par des “gilets jaunes” contre le philosophe Alain Finkielkraut ont suscité une vague de condamnations, avant des rassemblements mardi contre l’antisémitisme à l’appel de 14 partis politiques.

Источник: Lefigaro.fr

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